Fotografía / IFAC 2016, The Legend

Note: Behind every myth there is a legend. This is the germ of the photographic project: Ifac 2016 The Legend, which is also an experimental methodology based on a ludic learning and photography as a way for exploring the environment. Visit it on its original web, or keep reading.

Nota: Detrás de cada mito hay una legenda. Éste es el germen del proyecto fotográfico Ifac 2016 The Legend, que sienta además una metodología experimental basada en el aprendizaje lúdico y en la fotografía como medio de exploración del entorno. Visítalo en su página original, o continúa leyendo.

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La ville sans nom

© Daniel Natoli - Edificaciones improvisadas. Tomada con una Diana F+ con un acople trasero para Polaroid.

©Daniel Natoli–Constructions improvisées, pris avec un Diana F+ avec un fixateur arrière pour Polaroïd.

La ville sans nom est celle qui surgit aux marges de la globalité, dans les banlieues des grandes capitales saccagées, dans les pays productifs, dans les villages qui exportent à prix dérisoire et qui, au contraire, importent beaucoup trop peu.

La ville sans nom se compose de maisons à moitié construites qui s’étendent à perte de vue ;de plaines et collines recouvertes de constructions improvisées, souvent en blocs de bétons, briques ou terre crue, où l’absence de quelconque décor sur leur façade reflète leur dénuement. Ce sont des logements nus, aussi transparents que les visages de ceux qui les habitent, aussi austères que la nourriture même qui s’y cuisine à l’intérieur.

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Ellas siempre estarán ahí

París. © Pablo Abad

Madame Paris se peinaba a lo garçon. Te echará el humo a la cara y querrás el beso que no va a dar. Sabe más que tú, o eso cree. Ni sí, ni no, ni todo lo contrario. Ha vivido ninguna y mil vidas y presume de ambas cosas. Te perderá en su buhardilla, entre pósters de Moulin Rouge y Chat Noir. Descoloridos, qué irónico. Presumirá de su arte mediocre y vacuo, aguantarás su falsa bohemia recalcitrante de niña burguesa que reniega de pasado y barrio bien, pero no te besará. Estás avisado. Confórmate cuando te saque una foto que más tarde teñirá con rojo pintalabios. Y serás la nueva follie en la colección de su repisa. Con vistas a La Villete, claro.

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Libérons la ville. Construisons la ville / Réflexions sur La Ville Captive

Situons-nous dans un désert hors du temps. Les hautes dunesinvitent l’œil humain à regarder vers le ciel, vers un abîme azur dont la seule contemplation produit des vertiges nauséeux. Dans l’immensité, un hors-la-loi trace sa route tandis qu’il traîne des pieds. Jusqu’où? Puisqu’il ne fuit pas, il ne s’échappe pas, vers un idéal rigide. «Tôt ou tard je voudrai m’en échapper», se répète-t-il. Non. Le hors-la-loi médite, alors qu’il contemple les deux bandes d’horizon, sans savoir bien vers laquelle des deux pointe la boussole. Dans son dernier souffle, il enterre les genoux dans le sable, les bras tendus vers le ciel. Il veut se fondre dans l’azur, il veut connaître, il veut prétendrearriver à rejoindre les deux immensités. Alors qu’il se sent englouti par le sable, des ailes invisibles l’élèvent. Le triomphe, d’une part, du néant qui s’ouvre sur son chemin, supposerait un enfer infini. Le triomphe du ciel, de ce tout qu’il lui reste à atteindre et qu’il n’arrive pas même à effleurer, bien qu’il agite les doigts en l’air, supposerait quant à lui son annihilation en tant qu’être humain.

Le soleil commença à se coucher, comme si pendant un instant il unissait les deux réalités, un ciel et un enfer, teintant toute chose de la couleur du feu. Le hors-la-loi voulait être ce feu, il voulait le rendre sien, et à partir de là, arriver à intégrer les différentes parties, les deux bandes qui s’ouvraient devant ses yeux et à l’intérieur de lui. Revenu à lui-même, il décida de créer un monde pour lui, un monde à sa mesure. Et, au beau milieu de l’abîme, Caïn fonda la ville d’Hénoch…

Euxseulsunissent le ciel et la terre. © Gemma Manz

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Comment parlent les villes?

Music and dancing with Li'l Pat, Peoria Street, 1971. Photo: James Newberry, Chicago History Museum

© James Newberry, Chicago History Museum

Comment parlent les villes ?

Il existe entre l’architecture et l’esthétique un lien inséparable de création et de reconstitution sans fin, de telle sorte que, finalement, le monde esthétique est aussi un paysage. Les formes de la ville, son tracé, la topographie de son sol, les bâtiments qui la composent, apparaissent socialement comme des facteursimportants, à tel point qu’ils sont capables de participer au processus créatif qui s’effectue dans l’art, la musique, la littérature, etc.

La plupart du temps, cette relation est assimilée de manière inconsciente, sur le mode d’une structure tant enracinée dans la ville et ses habitants qu’ils n’arrivent pas à la voir de façon détaillée. D’une part, nous ignorons comment de chaque tracé découle une forme de création particulière, donnée par la sensibilité et les inquiétudes que ces lignes éveillent. D’autre part, nous oublions la capacité de ces espaces matériels à s’introduire dans notre vie, entrelaçant passé et présent, révélant la vie à travers eux mêmes.

Pour cela, si l’on veut savoir comment et pourquoi l’on vit et l’on crée de telle manière, il est indispensable de faire parler les villes, leurs fragments, rues, objets, chaque recoin rempli d’expériences contenues dans les bâtiments, et bien sûr observer comment ces espaces conditionnent ces expériences : ce qui arrive, les identités et leurs significations.

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