La ville sans nom

© Daniel Natoli - Edificaciones improvisadas. Tomada con una Diana F+ con un acople trasero para Polaroid.

©Daniel Natoli–Constructions improvisées, pris avec un Diana F+ avec un fixateur arrière pour Polaroïd.

La ville sans nom est celle qui surgit aux marges de la globalité, dans les banlieues des grandes capitales saccagées, dans les pays productifs, dans les villages qui exportent à prix dérisoire et qui, au contraire, importent beaucoup trop peu.

La ville sans nom se compose de maisons à moitié construites qui s’étendent à perte de vue ;de plaines et collines recouvertes de constructions improvisées, souvent en blocs de bétons, briques ou terre crue, où l’absence de quelconque décor sur leur façade reflète leur dénuement. Ce sont des logements nus, aussi transparents que les visages de ceux qui les habitent, aussi austères que la nourriture même qui s’y cuisine à l’intérieur.

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Ellas siempre estarán ahí

París. © Pablo Abad

Madame Paris se peinaba a lo garçon. Te echará el humo a la cara y querrás el beso que no va a dar. Sabe más que tú, o eso cree. Ni sí, ni no, ni todo lo contrario. Ha vivido ninguna y mil vidas y presume de ambas cosas. Te perderá en su buhardilla, entre pósters de Moulin Rouge y Chat Noir. Descoloridos, qué irónico. Presumirá de su arte mediocre y vacuo, aguantarás su falsa bohemia recalcitrante de niña burguesa que reniega de pasado y barrio bien, pero no te besará. Estás avisado. Confórmate cuando te saque una foto que más tarde teñirá con rojo pintalabios. Y serás la nueva follie en la colección de su repisa. Con vistas a La Villete, claro.

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Villes éclatantes

 Colleen Corradi Brannigan

Colleen Corradi Brannigan

Aujourd’hui, j’avais besoin d’écrire. Pour moi, seulement pour moi. Cela faisait longtemps que j’en avais besoin, et je me détestais pour ça. J’avais la solitude, mais je ressentais le vide. J’avais les livres, mais je remplissais mes heures, observant, impassible, la vie des autres. J’avais la jeunesse et l’esprit libre de voler, mais je m’enfermais derrière des barreaux invisibles.

Aujourd’hui, j’ai lu sans hâte, sans but, et l’odeur du papier m’a envoûtée entre les vieux murs de la bibliothèque. J’ai savouré le café et fermé les yeux pour regarder son arôme me caresser la joue, et dans cette obscurité sont apparues les villes éclatantes, légères, montant jusqu’aux nuages encore plus blancs, ondulées par un vent qui joue, qui ment. Des villes qui ne me chantent pas à l’oreille que je les cherchais, parce que dans leur métal resplendit l’éclat d’une chimère. Soudain, la porte s’est ouverte, les yeux ont cligné et j’ai regardé sans voir à travers les barreaux.

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Mizu

La madera optaba por estremecerse con cada pisada de mis zapatillas, ya gastadas de trenes, barcos y muchas idas y vueltas por aquella tierra. Mientras tanto, mis ojos llenos del rojo y el verde de aquel lugar, se bebían la imagen paralela de aquel universo que reflejaba la superficie turbia del agua. Sobre aquella orilla del fin del mundo, los listones flotaban sobre el agua, cubiertos por dos aleros que iban a apoyar a ese otro mundo de reflejos.

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Le voyage de l’architecte

Nous partageons avec vous le nouvel article écrit pour la Fundación Caja de Arquitectos, « Le voyage de l’architecte », dont vous pouvez lire la version originale ici.

Il est 6 heures du matin. Je suis dans un train, en train de regarder mon propre reflet dans la vitre à travers la nuit. Je suis dans un train, cependant je ne voyage pas. C’est seulement un déplacement. Voyager est un état d’esprit.

© Ana Asensio Rodríguez

© Ana Asensio Rodríguez

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